Que tu es beau, mon hiver québécois

Tu me fais penser aux cheveux blancs de mon père

Tu me fais penser aux rides de ma mère

Tu me fais apprécier mon chez-moi

 

Autant tu nous gèles, autant tu nous réchauffes.

À ton contact je pense à beaucoup d’autres

Certains vivants, d’autres décédés

Mais tous, aussi vivants que la flamme de mon foyer

 

Rassure-toi, ami , si je ne les ai pas oubliés

Je n’ai pas l’habitude de vivre avec les morts

Mais je ne peux tout simplement pas oublié

Que de leurs enseignements , j’en sors plus fort.

 

J’en sors plus fort parce que j’ai vieilli

Et je suis heureux de ce qu’ils m’ont appris

J’ai beau étudier et apprendre toute la science

Mais rien n’équivaudra à leur expérience.

 

C’est à eux que tu me fais penser , mon hiver

À ceux d’aujourd’hui, à ceux d’hier

À tous ceux que j’aime et que j’aimerai

Qu’ils soient professionnels ou ouvriers.

 

Il est rare qu’on compare ses amis à son hiver

Et pourtant il ne s’agissait que d’y penser

Et oui, penser aux moindres services rendus hier

Alors qu’eux étaient sûrs que vous l’oublieriez

C’est ça qu’on appelle la vraie amitié

Et dont le monde a besoin, en hiver comme en été.

 

 

 

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