Que mon hiver
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Que tu es beau, mon hiver québécois
Tu me fais penser aux cheveux blancs de mon père
Tu me fais penser aux rides de ma mère
Tu me fais apprécier mon chez-moi
Autant tu nous gèles, autant tu nous réchauffes.
À ton contact je pense à beaucoup d’autres
Certains vivants, d’autres décédés
Mais tous, aussi vivants que la flamme de mon foyer
Rassure-toi, ami , si je ne les ai pas oubliés
Je n’ai pas l’habitude de vivre avec les morts
Mais je ne peux tout simplement pas oublié
Que de leurs enseignements , j’en sors plus fort.
J’en sors plus fort parce que j’ai vieilli
Et je suis heureux de ce qu’ils m’ont appris
J’ai beau étudier et apprendre toute la science
Mais rien n’équivaudra à leur expérience.
C’est à eux que tu me fais penser , mon hiver
À ceux d’aujourd’hui, à ceux d’hier
À tous ceux que j’aime et que j’aimerai
Qu’ils soient professionnels ou ouvriers.
Il est rare qu’on compare ses amis à son hiver
Et pourtant il ne s’agissait que d’y penser
Et oui, penser aux moindres services rendus hier
Alors qu’eux étaient sûrs que vous l’oublieriez
C’est ça qu’on appelle la vraie amitié
Et dont le monde a besoin, en hiver comme en été.
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© Claude d'Acadie |
