La lumière

N’a plus d’ombre

Et l’animal

N’a plus de peau

 

Et pourtant nous sommes

Et toi

Tu es couvertures

Et moi,

Frissons d’écriture

Tu es la paupière

De mon œil

Qui n’a pas sommeil

 

Et pourtant, tu dors.

Tu es l’oreille

De mon souffle

Et les yeux

De mes pas

Tu es les bras

De mon arbre

Et les genoux

De son faîte

Tu es la larme

Qui aurait voulu te disputer

Qui a rejoint mon bras

Pour te caresser

 

Tu es le sourire moqueur

Qui a donné naissance à ma pensée

Tu es mon sourire

Qui t’a fait t’endormir

Tu es notre caresse

Du matin

Qui, dans ton sourire

Et mes années

Nous réunira

Dans le soleil