N'as-tu jamais vu les feuilles, pleurer

 

    N’as-tu jamais vu les feuilles, pleurer,

    À l’automne

    N’as-tu jamais entendu les branches, gémir

    Sous le froid.

    N’as-tu jamais senti le regard de l’oiseau

    Qui va se faire dévorer par le chat.

    N’as-tu jamais palpé le cœur de l’homme

    Qui aime

 

    Toi qui goûtes le souffle de la vie

    Toi qui entends battre ton propre cœur

    Pose ton oreille près du mien

    Et tu entendras palpiter trois cœurs.

     

    Regarde le mien et tu verras

    Qu’il est semblable au tien

    et au sien.

    Tu y retrouveras surtout

    Les mêmes artères d’Amour.

 

                        © Claude d'Acadie

 

         

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