Que le vent

Sèche ta peau

Comme il dore les blés

Et que la pluie

Mouille tes yeux

Pour tout ce que tu chériras

  

Aime autant

Que je t’ai désiré

Et si jamais

Tu nais poète

Laisse la source

Jaillir de ta plume

Et avant d’exprimer ta pensée

Regarde le faîte

Du plus grand arbre

De peur de ne blesser

Personne

Car personne sera peut-être un jour

Ton plus proche voisin