À mon fils
Que le vent
Sèche ta peau
Comme il dore les blés
Et que la pluie
Mouille tes yeux
Pour tout ce que tu chériras
Aime autant
Que je t’ai désiré
Et si jamais
Tu nais poète
Laisse la source
Jaillir de ta plume
Et avant d’exprimer ta pensée
Regarde le faîte
Du plus grand arbre
De peur de ne blesser
Personne
Car personne sera peut-être un jour
Ton plus proche voisin
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© Claude d'Acadie |